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Comment l’économie sociale et solidaire peut devenir le premier employeur des quartiers prioritaires

 

 

 

 

 

Dans les quartiers prioritaires, la question de l’emploi est un enjeu crucial. Face à un taux de chômage élevé et à des fragilités économiques persistantes, les acteurs associatifs jouent un rôle déterminant. Déjà très implantée, l’économie sociale et solidaire (ESS) dispose de nombreux atouts pour dynamiser les QVP, répondre aux besoins des habitants et devenir le premier employeur de ces territoires. 

L’ESS, une présence déjà structurante dans les QPV

L’économie sociale et solidaire occupe une place importante dans les Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QVP). Elle représente environ 17%* des emplois, et jusqu’à 27 %* des emplois privés, avec plus de 10 800* établissements employeurs pour plus de 114 000 salariés*, une présence importante qui témoigne d’un rôle économique ancré de longue date.  

Cette implantation s’explique principalement par sa capacité à répondre à des besoins pas du tout, peu ou mal couverts. Il s’agit notamment de gérer des espaces d’accueil et des centres socio-culturels, soutenir les personnes en difficultés, gérer des espaces d’accueil pour jeunes enfants, mettre en place des dispositifs d’accès aux droits ou encore développer des activités d’insertion pour les personnes exclues du marché du travail…  

En d’autres termes; la force de l’ESS réside dans sa capacité à intervenir là où les besoins sont les plus forts, contribuant de cette façon à maintenir un tissu économique essentiel à échelle locale. 

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L’une des forces majeures de l’économie sociale et solidaire, c’est son ancrage local. Les associations, coopératives et autres structures d’insertion développent des activités qui répondent directement aux besoins des habitants et aux problématiques qu’ils rencontrent au quotidien, dans des domaines variés parmi lesquels la santé, l’environnement, l’éducation, l’action sociale ou encore les mobilités.  

Pour les acteurs associatifs, cette proximité a de nombreux atouts : elle permet de construire des réponses “sur-mesure”, mais elle permet aussi de mobiliser les habitants autour des enjeux qui les concernent. C’est l’autre force de l’ESS : elle ne se contente pas de produire de l’activité économique : elle renforce le lien social, donne du sens à l’activité et participe à la transformation des quartiers. 

 

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L’ESS, créatrice d’emploi dans tous les secteurs

L’économie sociale et solidaire permet de créer de l’emploi dans tous les domaines d’activité, même si elle se distingue du reste de l’économie en QVP par l’importance des activités liées à l’action sociale et médico-sociale. La formation et l’enseignement tiennent également une place importante des emplois de l’économie sociale et solidaire dans les Quartiers prioritaires de la politique de la ville. 

Dans les activités culturelles, le poids de l’ESS est deux fois plus important dans les QPV que dans l’ensemble de la France. C’est le premier employeur culturel, alors que sur le reste du territoire national, c’est le secteur privé lucratif qui est en tête des employeurs. Le poids de l’ESS double aussi dans les QPV par rapport au reste du territoire quand il s’agit d’activités de services et de soutien aux entreprises. Des chiffres importants qui s’appuient sur les entreprises de services de nettoyage, d’entretien, d’aménagement des bâtiments et du paysage qui servent souvent de supports à l’insertion socioprofessionnelle dans l’ESS. 

L’ESS est aussi plus présente dans la santé en Quartiers prioritaires de la politique de la ville, où elle représente 16,4 % des emplois, contre 11,1 % à échelle nationale. Là encore, les nombreux centres de santé associatifs viennent pallier la carence de l’offre de soin dans ces quartiers.  

Moins représenté, l’enseignement laisse tout de même une plus large part aux associations d’enseignement culturel et sportif et aux structures de formation professionnelle et continue de l’ESS au sein des QPV que dans le reste de la France. La formation professionnelle, assurée par des associations, joue un rôle essentiel dans l’insertion des personnes exclues du marché du travail et démontrent l’importance de l’ESS, premier employeur et premier formateur au sein des quartiers prioritaires. 

 

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